Investir

Le placement est une notion plus large que celle de l’investissement : en effet, cela revient à mettre son argent en dépôt ou à l’investir dans un produit qui rapporte, pour le faire fructifier en quelques mois ou en quelques années.

Pour être certain d’opter pour le montage qui correspond le mieux à son profil et à sa situation patrimoniale et fiscale, il convient de prendre en considération plusieurs éléments comme la période d’investissement (et sa liquidité), les objectifs de rentabilité, le montant de la somme à placer (10.000 euros ou un million d’euros), les risques encourus…

Différents types d’investissements correspondent à différents objectifs de rentabilité et aux profils fiscaux variés des investisseurs (non-imposable, imposable à 14 %, imposable à 30 %, imposable à l’ISF). Les intérêts de certains placements sont soumis à imposition (prélèvements sociaux et impôt sur le revenu) alors que d’autres en sont exonérés.

Quel est le meilleur placement financier aujourd’hui ? Bourse, banque (livret A, LDD,…), immobilier ou assurance : comment investir en 2018 ?

1. Bien placer son argent : les critères à prendre en compte

L’épargne peut aujourd’hui être investie dans différents types de produits : actions en bourse, livrets, biens immobiliers, assurance vie… Le choix de l’investisseur dépend de plusieurs variables, notamment de son profil et de ses objectifs.Pour être sûr d’opter pour un placement qui rapporte, il convient de réfléchir à plusieurs aspects :

  • L’objectif du placement : pourquoi placer vos actifs financiers ?
    Les besoins des épargnants sont divers ; il peut s’agir d’épargner pour un projet en particulier (acquérir sa résidence principale dans quelques années, financer un voyage, les études des enfants ou l’acquisition d’une voiture, réaliser des travaux), de se constituer une réserve pour pallier les difficultés et autres imprévus, de défiscaliser ses revenus (optimisation fiscale), d’investir dans un projet ou dans une entreprise, de se constituer un revenu complémentaire pour compléter sa future pension retraite, d’augmenter ses revenus, de préparer la transmission de son patrimoine au moment de la succession, ou simplement de mettre ses économies en sécurité en les confiant à un tiers. Pour être certain de bien investir, il faut réfléchir à un objectif principal et à un ou plusieurs objectifs secondaires.
  • Les sommes à placer et la fréquence du versement : souhaitez-vous placer votre argent en une fois, ou à intervalles réguliers ?
    Vous devez tout d’abord évaluer votre situation financière (et son évolution future) pour connaître le montant des sommes que vous pouvez investir (prenez en compte vos revenus – salaires et revenus fonciers -, vos dépenses, votre niveau d’imposition). Déterminez également le montant d’épargne que vous souhaitez atteindre.
  • Le niveau de risque du placement : êtes-vous prêt à vous lancer dans une opération risquée ?
    Un placement sans risque et rentable n’existe pas. Déterminez en amont les risques que vous êtes prêt à supporter. Les livrets sont par exemple des placements sécurisés (mais peu rentables), alors que le PEA l’est moins (l’investisseur peut perdre une partie de son capital de départ).
  • Le rendement : quelle rentabilité financière recherchez-vous ? Quelle performance attendez-vous ?
    Un placement rentable et rémunérateur suppose en général une prise de risques élevée.
  • La période d’investissement et la liquidité : au bout de combien de temps souhaitez-vous pouvoir disposer de votre argent ? À quelle date souhaitez-vous récupérer votre capital ?
    Vous souhaitez financer les travaux de rénovation de votre logement, ou épargner pour vous constituer une rente pour votre future retraite ? Si vous souhaitez récupérer votre épargne dans les 2 ou 3 ans, vous placerez plutôt vos économies dans les livrets ou les SICAV. Si vous souhaitez investir vos économies sur une durée moyenne, l’assurance vie (ainsi que le PEL – plan épargne logement) est un placement intéressant. Pour investir sur le long terme, optez pour un investissement sur les marchés financiers (actions) : investir en bourse sur le long terme (horizon de 20 ans ou plus) permet de profiter de la très bonne rentabilité des actions par rapport aux autres placements financiers.
    Un conseiller financier (conseiller en gestion de patrimoine, banquier, assureur) peut vous aider à déterminer vos objectifs et votre profil d’investisseur : ce profil dépend de votre âge, de votre situation familiale et professionnelle, de votre rapport au risque. Il peut vous renseigner sur les différents produits financiers (conditions d’ouverture, frais d’entrée, frais de courtage, plafonds, fiscalité, versements,…) et vous aider à monter des opérations complexes et des stratégies sur le long terme. Il peut gérer vos placements et répondre à toutes vos interrogations ; il peut par exemple vous conseiller de placer votre argent dans des FCP (fonds communs) pour profiter d’une gestion professionnelle.Faire appel à un conseiller permet également de ne pas tomber dans certains pièges et d’opter pour la meilleure opération financière. Cela vous permet enfin de bénéficier des meilleurs conseils sur la réglementation actuelle (voir le site service-public.fr) et sur les seuils, les plafonds, les mesures de défiscalisation, les intérêts…

2. Où placer son argent ? Les solutions pour investir aujourd’hui

A. Où placer son argent en 2017 ? Les placements financiers

  • Les placements bancaires
    La banque est le premier endroit où placer son argent pour qu’il rapporte.Les revenus sont déposés sur des comptes courants chaque mois et l’argent est sécurisé ; mais la banque propose également des solutions d’épargne intéressantes, adaptées à votre profil, aux sommes à investir et à vos objectifs.
    – Les livrets réglementés, ou comptes d’épargne réglementés, permettent de conserver la disponibilité de l’épargne à tout moment. Il s’agit de placements totalement sécurisés et réglementés, proposés par la banque. Leur rentabilité est en revanche plutôt faible : le livret A, le LDD (livret développement durable, ancien Codevi) et le livret Jeune (pour les 12-25 ans, avec un plafond de 1.600 €) offrent une rémunération à 0,75 %. Le plafond du livret A est fixé à 22.950 € par membre du foyer fiscal ; deux LDD sont également acceptés par foyer fiscal (chacun plafonné à 12.000 €).
    – Le LEP (livret d’épargne populaire) est réservé aux foyers aux revenus modestes ; il offre un taux de rémunération de 1,25 % annuel, avec un plafond de dépôt fixé à 7.700 €. Le CEL (compte épargne logement) est quant à lui rémunéré à 0,50 % (plafond à 15.300 €) ; il ouvre droit à un prêt (23.000 € au maximum) dans le cadre d’un projet d’achat, de construction ou de rénovation.Ces livrets très accessibles bénéficient d’une exonération d’impôts et de prélèvements sociaux (sauf le CEL, pour lequel les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux : CSG, CRDS,…). Ils constituent une bonne solution d’épargne de précaution.
    – Les CAT (comptes à terme) sont des placements proposés par les banques elles-mêmes ; l’épargnant s’engage sur une certaine durée (1 mois à 3 ans), établie dans le contrat. Les gains sont plus importants mais des pénalités sont appliquées par la banque si les fonds sont retirés avant l’échéance, et les intérêts sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Les super livrets, ou livrets d’épargne non réglementés, sont intéressants pour les personnes qui ne payent pas d’impôt puisqu’ils permettent de profiter de meilleurs taux (boostés pendant les premiers mois, puis plus bas).
    – Les PEL (Plan Épargne Logement) sont conseillés pour accompagner des projets immobiliers : plafonnés à 61.200 €, ils exigent le blocage des fonds pendant plusieurs années (le retrait des fonds implique la clôture du PEL) et des versements mensuels réguliers. Le PEL permet de bénéficier de prêts immobiliers à des taux avantageux et d’une prime de l’Etat, si les fonds sont bloqués pendant au moins 4 ans. Les intérêts perçus sous soumis aux prélèvements sociaux de 15,5 % dès la première année d’ouverture ; ils ne sont soumis à l’impôt sur le revenu qu’à partir de la treizième année.
  • Où investir son argent ? Les assurances : une fiscalité allégée pour des placements diversifiés
    L’assurance-vie est un contrat d’assurance qui profite à l’assuré s’il est en vie à l’échéance prévue, ou à un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès de l’assuré (en plus d’une exonération des droits de succession).

    Ce type de contrat permet d’investir ses actifs sur plusieurs produits financiers : actions, obligations, immobilier… Les contrats multi-supports offrent en effet une grande variété de choix. L’investisseur peut choisir entre les fonds en euros (taux minimum garanti mais rémunération faible) ou les fonds en unités de compte qui représentent des OPCVM : ce choix dépendra en général de son âge et de son profil de risque. Les fonds en euros des assurances vie sont des placements sûrs, parmi les plus rémunérateurs aujourd’hui : leur effet cliquet font que l’argent placé ne peut pas perdre de valeur. Les fonds en unités de compte sont mieux rémunérés mais le capital n’est pas garanti.
    Les fonds déposés ne sont pas bloqués : un retrait partiel anticipé est possible, sans qu’il entraîne la clôture du contrat (rachat avec un délai de 1 à 3 semaines). D’autre part, les versements sont illimités. En revanche, le souscripteur doit être bien renseigné sur l’ensemble des frais du contrat, qui peuvent avoir pour effet de diminuer son rendement et d’amoindrir ses performances : frais d’entrée, frais de dossier, frais de gestion, frais d’arbitrage, …
    L’assurance vie est soumise aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu pendant les huit premières années. Les avantages fiscaux apparaissent au bout de 8 ans : les gains sont alors exonérés d’impôt (mais pas des prélèvements sociaux), dans la limite de 4.600 € par an pour un célibataire et de 9.200 € pour un couple.
    Le PERP ou Plan d’épargne retraite populaire, permet de se constituer une épargne disponible au moment de la retraite, sous forme d’une rente viagère. Les fonds sont normalement bloqués jusqu’à la retraite (sauf exceptions) ; ils peuvent être versés au conjoint ou à tout autre bénéficiaire en cas de décès du souscripteur (ou sous forme d’une « rente éducation » au profit des enfants mineurs). Comme pour l’assurance-vie, le souscripteur peut opter pour différentes classes d’actifs (supports diversifiés). L’investisseur profite d’avantages fiscaux tout au long de la phase d’épargne : les sommes versées sont déductibles du revenu imposable. La rente perçue au moment de la retraite est ensuite imposée selon le régime des pensions et retraites.
  • La bourse
    Les PEA bancaires et les PEA assurances
    (différents des assurances vie) permettent d’investir jusqu’à 150.000 € sur le marché des actions européennes, directement ou via des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières, fonds gérés par des spécialistes). Les PEA-PME permettent quant à eux d’investir jusqu’à 75.000 € dans les petites et moyennes entreprises (PME).
    En plus de pouvoir être très rémunérateur, le PEA (plan d’épargne en actions) permet l’exonération d’impôt des plus-values (elles restent soumises aux prélèvements sociaux). Cet intérêt fiscal est conditionné par la durée de détention du PEA : il faut attendre 8 ans après l’ouverture du plan d’épargne pour que les gains enregistrés lors du rachat partiel ou total soient exonérés d’impôt. Si le rachat intervient avant ces huit ans, le PEA est clôturé. Le marché des actions est spéculatif ; ces placements conviennent donc à des investisseurs aguerris, résistants au stress.
    S’ils sont bien renseignés et s’ils ont le goût du risque, les investisseurs peuvent aussi placer leurs actifs directement en bourse, via un compte-titres. Si les frais sont moins importants, il n’y a en revanche pas d’exonération fiscale sur les comptes titres : la fiscalité sur les plus-values mobilières s’applique totalement (elles sont soumises aux prélèvements sociaux et au barème progressif de l’IR, après certains abattements).

B. Investir dans l’immobilier

Acheter un bien immobilier (une maison ou un appartement), pour y vivre ou pour le louer, est un investissement conséquent, qui se fait en général sur le long terme. Plusieurs types d’investissements immobiliers existent aujourd’hui : l’investissement immobilier locatif permet par exemple de profiter d’un revenu complémentaire et de défiscaliser une partie de ses revenus fonciers grâce à différents dispositifs légaux (loi Pinel, Censi-Bouvard, LMP et LMNP, Malraux,…). L’acquisition de sa résidence principale reste toujours une niche fiscale très intéressante puisque la plus-value à la revente n’est pas fiscalisée.

L’effet de levier du crédit permet aujourd’hui d’investir plus facilement : les taux des crédits sont en effet moins importants que les rendements locatifs. On peut investir à partir de 80.000 €, 90.000 € ou 100.000 euros en fonction de l’emplacement du bien. Il peut s’agir d’un achat dans un programme neuf, dans une résidence de service gérée (résidence étudiante, résidence senior, EHPAD) par exemple.

L’investisseur qui ne souhaite pas s’occuper de la gestion et de l’entretien du bien peut également se tourner vers l’achat de parts de SCI (société civile immobilière), d’OPCI, de SCPI (société civile de placement immobilier) ou d’OPCVM orientés vers l’immobilier.
Placer son épargne dans des parts de SCPI de rendement (pierre papier) permet de profiter d’une bonne rentabilité et d’une opération durable, sans risquer ses actifs : ces sociétés achètent des immeubles en France et en Europe, qu’elles louent ensuite à des entreprises. Les loyers sont reversés aux investisseurs tous les trimestres. Néanmoins, les frais de souscription peuvent être importants et les parts peuvent ne pas se vendre rapidement. Les forêts représentent également un bon produit dans lequel investir (il s’agit néanmoins d’une opération particulière, et mieux vaut se faire accompagner par un professionnel du secteur).

C. PME, start-up et crowdfunding : où placer son argent 2017 ?

Les PEA-PME permettent d’investir dans des actions de petites et moyennes entreprises ; mais l’investisseur peut également choisir d’investir directement dans une PME, qu’il s’agisse d’une start-up ou non. Il pourra alors bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 18 % du montant investi (dans la limite de 50.000 € investi). L’opération est néanmoins risquée : l’entreprise doit donc être choisie de manière réfléchie et raisonnable.

Le crowdfunding (financement participatif) permet d’investir ses actifs dans des projets particuliers, pour devenir acteur de l’économie réelle en France et pour soutenir des entreprises qui débutent. L’argent est investi dans un projet particulier, en échange de parts ou d’actions de l’entreprise ou du commerce ; le rendement de cette opération risquée peut être très intéressant.

Le crowdlending (ou crédit participatif) est en fait un prêt d’argent entre particuliers (dans la mouvance de l’économie participative) : cela permet aux petites entreprises de démarrer leur activité ou de se développer, grâce à l’épargne privée. Les intérêts à 7 % et la courte durée du crédit (entre 3 et 5 ans) rendent cette opération, certes risquée, particulièrement attractive ; les prêts sont cependant limités à 2.000 € par projet, pour une personne seule.

D. Investir dans le vin, les chevaux ou l’art

Le vin est un bon produit pour investir une partie de son capital ; investir dans des parts de vignobles (dans des terroirs hors du commun ou chez des vignerons réputés) permet d’encaisser des revenus sous forme de bouteilles de vin de qualité. Cela permet également de valoriser les vignobles en France et la culture viticole.

Vous pouvez aussi choisir d’investir dans l’art, à condition d’avoir certaines connaissances en la matière, ou dans les chevaux de course (pour ceux qui recherchent plus que la rentabilité) pour devenir propriétaire d’un cheval entrainé (à Paris ou en province).

La diversification des placements reste à privilégier aujourd’hui : elle permet en effet de sécuriser les actifs. Vous pouvez par exemple choisir de placer 50 % de vos économies sur un multi-supports – par exemple 25 % dans une SCPI de rendement et 25 % dans de l’or.


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