Investir

Selon son profil d’investisseur (situation patrimoniale et fiscale, rapport au risque, montant du capital à placer, rentabilité attendue…) et ses objectifs (investir à court terme, à moyen ou à long terme), plusieurs placements financiers permettent aujourd’hui de mettre ses économies en sécurité et de faire fructifier son capital en quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou plusieurs années.

Pourquoi placer son argent ? Cela revient à le mettre en dépôt ou à l’investir dans un produit, pour qu’il rapporte. Alors, comment être certain de réaliser un bon placement ? Quel est le meilleur investissement aujourd’hui, le plus rentable et le plus sûr ?

1. Investir son argent : définir ses objectifs et son profil d’investisseur

Différents types d’investissements (financiers, immobiliers, …) existent aujourd’hui ; le choix du produit dépend du profil de l’investisseur (situation familiale, profession, patrimoine, âge…) et des conditions fiscales et financières existant au moment de l’opération (capital de départ, taux d’intérêts, avantages fiscaux et niches fiscales). Investir dans un contrat d’assurance vie en fonds euros présente par exemple moins d’aléas qu’investir dans une assurance vie en unités de compte ; par ailleurs, la résidence principale, même à des prix devenus très/trop élevés, fait toujours figure de niche fiscale par excellence (l’investisseur heureux profite d’une exonération d’impôts sur la plus-value à la revente).

Il convient donc en premier lieu de déterminer son objectif principal : pourquoi souhaite-t-on placer son argent ? S’agit-il d’une solution d’épargne pour pouvoir acheter sa résidence principale dans quelques années ou pour réaliser un autre projet (voyage, travaux, voiture) ? De se constituer une rente pour sa future retraite ? De placer son argent pour mettre ses enfants en sécurité au moment de la succession ? De se constituer une réserve d’argent, disponible en cas d’imprévus ? D’optimiser sa fiscalité ? La réponse permettra à l’investisseur d’opter pour le placement le plus adapté.

Le profil et la situation financière de l’épargnant, ainsi que leur éventuelle évolution, doivent ensuite être pris en compte : sa capacité d’épargne dépend notamment de ses revenus (recettes) et de ses dépenses, et une épargne de précaution doit être prévue en cas de coups durs ou d’imprévus. Les risques que l’investisseur est prêt à prendre font évidemment partie des critères essentiels qui guideront ses démarches : en général, plus le placement sera risqué, plus il sera rentable. Des connaissances solides en économie et en finance sont aussi indispensables pour investir dans certains produits ; l’intermédiaire (banque, courtier, assureur, conseiller en gestion de patrimoine) pourra informer l’investisseur sur les conditions d’ouverture, les plafonds de versements, les niches fiscales, les versements obligatoires, les liquidités des différents produits, les frais de gestion, les frais d’entrée…

La durée du placement a également un impact sur le type de produit que l’investisseur peut choisir : s’il souhaite pouvoir disposer de son épargne dans les 3 ans, il s’orientera plutôt vers un livret (livret A), un compte à terme (CAT) ou une SICAV. Ceux qui souhaitent investir sur une durée plus longue se dirigeront vers les assurances, les plans d’épargne logement (PEL)… Enfin, les investisseurs qui souhaitent placer leurs actifs sur de très longues périodes (10 ans ou plus) se tourneront en général vers les marchés financiers (actions en bourse).

Investir de l’argent permet aussi de profiter de l’effet de levier du crédit : les taux étant actuellement très bas, l’opération peut rapporter plus que ce qu’elle ne coûte. En effet, un bien immobilier peut par exemple être loué de telle façon que le montant du remboursement mensuel de l’emprunt à la banque compense en grande partie le crédit.

2. Comment faire fructifier son argent ? Faut-il opter pour des investissements sécurisés ou des investissements rentables ?

Plusieurs produits permettent de faire fructifier son argent : les livrets bancaires, les actions en bourse, les assurances vie et l’immobilier en font partie. Alors comment bien placer son argent aujourd’hui ?

Comme vu plus haut, le produit choisi dépendra d’abord du profil et de la situation patrimoniale et fiscale de l’investisseur, et notamment de son rapport au risque.

Certains produits permettent de placer ses actifs sur une durée plus ou moins courte, en les sécurisant : c’est par exemple le cas des livrets réglementés ou livrets d’épargne, comme le livret A ou le PEL (la rémunération du livret A a récemment été abaissée à 0,75 %), ou encore les contrats d’assurance-vie en euros, aujourd’hui l’une des solutions d’épargne sécurisée préférées des Français.

À l’inverse, d’autres placements moins sûrs sont en revanche plus rentables, comme les actions boursières qui résistent aux fluctuations du marché lorsqu’elles sont envisagées sur une (très) longue durée ; en effet, le cours des actions en bourse peut régulièrement monter et descendre mais l’opération reste en général rentable (sur 10 ou 15 ans).

Alors comment placer son argent pour être sûr qu’il rapporte, tout en sécurisant l’opération ? Si vous avez une somme importante à investir, vous pouvez opter pour la diversification de vos placements : cela vous permet de sécuriser vos avoirs. Vous pouvez par exemple capitaliser avec une assurance-vie multi supports, investir dans l’or (qui reste une valeur refuge en cas de nouvelle crise financière) et profiter de revenus réguliers en investissant dans une SCPI de rendement (société civile de placement immobilier), un actif tangible sans aucune contrainte de gestion.

Enfin, comment investir son argent lorsque l’on ne dispose pas de fonds importants ? Vous pouvez tout à fait construire votre portefeuille sur plusieurs années, en investissant peu à peu de petites sommes, dans différents produits plus ou moins sécurisés.

3. Dans quoi investir aujourd’hui ?

Immobilier, bourse, crédit, vin, assurance ou art : dans quoi investir son argent actuellement ? Quels sont les meilleurs placements du moment ?

Après avoir accepté que les investissements les plus performants sont en général les plus risqués, l’investisseur peut réfléchir au produit le plus intéressant et le plus rentable pour lui, avec l’aide, ou non, d’un professionnel.

Écartons les produits originaux très souvent générateurs de déceptions voire de catastrophes pour faire fructifier ses actifs : les chevaux de course (même si les coûts peuvent être partagés entre plusieurs investisseurs, en général amateurs d’équitation, le rendement est extrêmement aléatoire), le vin (dans des parts de vignobles, un marché plus sûr que le précédent mais pour amateurs très éclairés), l’art (là encore, un actif à forte volatilité), les « cat bound » (titres obligataires émis par les compagnies d’assurances pour financer les aléas des catastrophes naturelles), le crowdfunding(investir dans une petite entreprise ou un commerce) ou encore le crowdlending (emprunt d’une start-up ou d’une PME grâce au financement participatif). Ces solutions d’investissements, même si elles sont sympathiques, présentent des risques très élevés et doivent être réalisées plus comme un loisir que pour se créer des rentes.

Plus classique, même si cela demande des connaissances financières certaines, le private equity (achat d’actions non cotées, via des FCPI et FIP par exemple) permet également de placer son argent aujourd’hui.

Enfin, sur le long terme, les plans d’épargne retraite collectifs (PERCO, PEEi et PERCOi pour les indépendants) permettent également de réaliser de bons placements. Le plan d’épargne entreprise est quant à lui géré par l’entreprise du salarié, comme son nom l’indique : il est intéressant si l’abondement est élevé (partie versée par l’employeur lorsque le salarié place son argent). Pour des raisons de diversification, il est en général intéressant de sortir les sommes une fois les cinq ans écoulés.

Penchons-nous maintenant sur les produits les plus classiques pour placer son épargne, de manière plus ou moins sécurisée ; alors dans quoi investir en 2018 ?

a. L’immobilier

L’investissement résidence étudiante doit cibler les régions dynamiques, les pôles qui comptent le plus d’étudiants en France comme l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, le Nord-Pas-de-Calais et les villes étudiantes comme Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Lyon… L’emplacement du bien est primordial, comme dans toute opération immobilière (surtout en matière d’immobilier locatif).

– Investir dans une résidence senior et plus précisément dans un établissement pour personnes âgées dépendantes:

Si le particulier cherche à investir dans la pierre et à se constituer une rente, il peut également orienter son choix vers un bien LMNP dans une résidence gérée, de type EHPAD. En effet, investir résidence senior permet de profiter de revenus stables, non imposables et garantis par bail (la rentabilité est en général supérieure à 4 % par an).

La résidence senior doit être louée meublée, et proposer plusieurs services : restauration, salle de sport, bibliothèque, coiffeur, accueil, ménage, blanchisserie, activités… L’emplacement du bien est encore une fois essentiel, et la qualité du gestionnaire doit être soigneusement étudiée.

L’exploitation du bien est en effet confiée à un gérant via un contrat de bail (le propriétaire a le statut fiscal de LMP ou LMNP). La loi Censi-Bouvard permet de réduire ses impôts de 11 % du montant de l’investissement, dans la limite de 300.000 €. Le bien (du studio au trois pièces) doit être loué pendant au moins neuf ans. De plus, ce dispositif fiscal avantageux permet également au propriétaire de récupérer la TVA sur le prix d’acquisition de la résidence, à condition de conserver le bien pendant au moins 20 ans.

– Acheter des parts de Scpi :

On peut aussi investir dans l’immobilier de façon indirecte, en achetant par exemple des parts de SCPI (société civile de placement immobilier), de SCI (société civile immobilière), d’OPCI (organisme de placement collectif en immobilier) ou d’OPCVM orientés vers l’immobilier.

Les parts de SCPI (SCPI de rendement ou pierre papier) sont une source de revenus sécurisée, durable et très rentable ; la société investit dans des immeubles loués à des entreprises et les loyers sont reversés aux différents propriétaires tous les trimestres. Le montant des frais de souscription et la liquidité des parts exigent d’investir sur une longue période. Intégrer des parts de SCPI dans une assurance-vie permet enfin de défiscaliser ses revenus et les plus-values.

b. Investir en bourse

Comment investir en bourse aujourd’hui ?

Rentable mais risqué, investir en bourse (PEA, plan d’épargne en actions) permet de profiter de certains avantages fiscaux, comme l’exonération d’impôt des plus-values. Pour en profiter, il faut détenir le PEA depuis au moins 8 ans ; une fois ce délai écoulé, les gains enregistrés sont exonérés d’impôts (mais pas des prélèvements sociaux).

Les PEA bancaires et les PEA assurances permettent d’investir (150.000 € maximum) dans des actions européennes (en direct ou via des OPCVM, fonds gérés par des spécialistes) ; le PEA – PME permet quant à lui d’investir jusqu’à 75.000 € dans des petites et moyennes entreprises.

Les investisseurs les plus informés peuvent également placer leurs actifs financiers sur le marché boursier directement via un compte-titres ; aucun avantage fiscal n’est en revanche prévu pour ce type d’opération (les plus-values sont soumises à l’impôt sur le revenu).

c. L’assurance vie

Investir dans une assurance vie permet de faire fructifier son argent tout en le gardant disponible, sur un produit sécurisé ; en revanche, le rendement des fonds euros a tendance à diminuer. L’investisseur a donc tout intérêt à privilégier des supports diversifiés, comme des fonds structurés (contrats multi-supports) avec des produits financiers sur les marchés obligataires et monétaires, des actions, de l’immobilier…

Les fonds en euros offrent une certaine sécurité (capital et intérêts garantis grâce à l’effet cliquet) mais leur rémunération est faible ; les fonds en unités de compte (OPCVM) présentent une meilleure rentabilité. Les avantages fiscaux sont également obtenus huit ans après la souscription du contrat (intérêts défiscalisés). Les frais pouvant être importants, il est parfois judicieux de souscrire via un courtier en ligne (pas de frais sur les versements, autres frais diminués…).

d. Les livrets bancaires

Les livrets bancaires, ou livrets réglementés, permettent également de placer son argent à moyen terme, de manière totalement sécurisée et sans risque. Le livret A et le LDD (livret développement durable) sont des placements sûrs, présentant néanmoins de faibles rendements. Les intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Le LEP s’adresse quant à lui aux personnes non imposables (rémunération de 1,25 %) et le livret jeune aux 12-25 ans.

Le CEL (compte épargne logement) est rémunéré à 0,50 % et ouvre droit, dans certaines conditions, à une prime de l’Etat ; les intérêts sont exonérés d’impôt mais soumis aux prélèvements sociaux. Les PEL représentent également une solution efficace pour investir de manière totalement sécurisée, mais les fonds sont bloqués pendant plusieurs années ; les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux dès la première année, et à l’impôt sur le revenu dès la 13ème année.

Les super livrets (comptes sur livret, CSL) offrent des taux très intéressants, sur une durée limitée (ils sont en général commercialisés sur Internet, proposés par des banques en ligne).


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