Assurance vie

L’assurance-vie fait partie des placements préférés des Français : elle permet de placer son argent et d’épargner pour un projet, de préparer sa retraite ou encore de préparer l’avenir de ses enfants et la transmission de son patrimoine, notamment grâce à une fiscalité avantageuse.

Or, il existe aujourd’hui une multitude de contrats d’assurance-vie ; ils peuvent être proposés par des banques, par des assureurs, par des CGP (conseillers en gestion de patrimoine) ou encore par des courtiers en ligne.

Alors comment être certain de choisir la meilleure assurance-vie ? Comment comparer les contrats et les produits d’épargne mis sur le marché ?

Plusieurs outils vous permettent d’obtenir facilement un comparatif des assurances-vie existantes, pour ensuite pouvoir choisir le contrat qui correspond le plus à votre situation, à votre profil de risque, à vos capacités financières, à vos besoins et à vos objectifs d’épargne.

Un comparatif assurance-vie vous permet d’évaluer les avantages fiscaux (notamment le montant des prélèvements sociaux), le montant des frais (frais d’entrée, d’arbitrage, de gestion…), les rendements et les abattements offerts par chaque produit, pour ensuite faire votre choix de manière éclairée.

1. Pourquoi utiliser un comparateur d’assurance-vie ?

Pour être certain de profiter des avantages offerts par l’assurance-vie, il convient de choisir l’offre la plus adaptée à sa situation. Pour cela, vous devez pouvoir comparer les rendements et les coûts (les différents frais prélevés) des placements proposés sur le marché.

a. Pourquoi prendre une assurance-vie ?

L’assurance-vie est un contrat conclu entre un souscripteur (l’assuré) et un assureur ; l’assuré verse des primes régulières et choisit un bénéficiaire (lui-même ou un tiers). Au terme de l’acte (au décès de l’assuré ou à une date convenue), l’assureur verse un capital ou une rente au bénéficiaire du contrat.

Le bénéficiaire de l’assurance-vie peut être le souscripteur, un membre de sa famille (son conjoint, ses enfants, son partenaire de PACS…) ou un tiers.

Plusieurs types de contrats existent : les fonds en euros (qui garantissent la somme investie) et les assurances en unités de compte (UC) ou en actions (des produits plus rentables mais plus volatiles). La diversification des investissements est aujourd’hui largement préconisée.

L’assurance-vie permet au souscripteur de placer son argent pour le faire fructifier, et de se constituer un patrimoine financier : en effet, les primes versées régulièrement (de manière programmée ou libre) génèrent des intérêts (en fonction du taux de rendement).

Il s’agit d’un outil d’épargne et de transmission de son patrimoine. Cette épargne peut en effet être utilisée au moment de la retraite du souscripteur, sous forme de rente (il s’agit alors d’un placement financier), pour réaliser un projet à l’échéance de l’acte, ou pour protéger ses proches et transmettre son patrimoine à ses enfants, sous forme de capital.

Il s’agit d’un placement liquide et les sommes peuvent être retirées à tout moment : un prélèvement forfaitaire (flat tax de 30 % : PFU de 12,8 % + prélèvements sociaux de 17,2 %) est néanmoins appliqué en cas de retrait avant 8 ans, pour inciter le souscripteur à ne pas toucher aux sommes placées pendant cette période. Si le contrat est racheté dans sa totalité (c’est-à-dire que les fonds sont retirés en intégralité), il est résilié.

L’assurance-vie répond à une fiscalité avantageuse, notamment en matière de droits de succession. En effet, le capital constitué ne fait pas partie de l’actif successoral au décès du souscripteur ; pour les contrats conclus après le 13 octobre 1998, les primes versées avant les 70 ans du souscripteur ne sont pas imposées, jusqu’à 152.500 € par bénéficiaire (imposition de 20 % au delà). Les primes versées après les 70 ans du souscripteur sont quant à elles soumises aux droits de succession (après un abattement de 30.500 €).

Le régime fiscal de l’assurance-vie a été modifié depuis le 27 septembre 2017 (entrée en vigueur le 1er janvier 2018) ; pour en savoir plus sur le nouveau PFU de 12,8 % (prélèvement forfaitaire unique), rendez-vous sur (lien vers la page « assurance-vie et succession »).

D’autre part, les prélèvements sociaux dépendent du type d’assurance-vie contractée : ils sont appliqués au taux en vigueur pour les assurances en fonds en euros, tous les ans. Pour les contrats multi-supports, les contributions sociales ne sont en revanche prélevées qu’en cas de retrait partiel ou total.

b. Comparez et trouvez le meilleur contrat parmi les centaines de produits sur le marché

Il existe aujourd’hui une multitude de contrats d’assurance-vie ; ils sont proposés par des assureurs, des banques, des conseillers en gestion de patrimoine et des courtiers en ligne (ils peuvent faire l’objet de simulations et de devis personnalisés).

Pour être certain de choisir la meilleure offre (celle qui correspond le plus à vos besoins et à vos attentes), vous devez donc commencer par effectuer un comparatif des assurances disponibles sur le marché.

Pour être certain de choisir la meilleure offre, posez-vous les bonnes questions :

– Quel est votre horizon d’investissement ? Pour être intéressante fiscalement, l’assurance-vie doit être conservée pendant au moins 8 ans : c’est au terme de cette période que l’investisseur peut profiter d’un abattement sur ses revenus et d’un taux d’imposition réduit. Si vous souhaitez investir sur le long terme, renseignez-vous sur la réputation de l’assureur et sur sa solidité financière.

– Quelle somme souhaitez-vous investir et à quelle fréquence souhaitez-vous effectuer les versements ? Existe-t-il un montant minimum à verser pour accéder au contrat, ou un montant minimum pour effectuer un retrait partiel ?

– Quel mode de gestion convient le plus à votre profil ? Souhaitez-vous gérer vous-même vos supports d’investissement (gestion libre, en toute autonomie) ? Préférez-vous une offre qui prévoit la répartition des fonds en fonction des risques acceptés (gestion profilée) ou encore une gestion sous mandat, avec un gestionnaire professionnel qui oriente votre épargne selon l’état du marché ?

– Quel est le montant des frais prélevés ? Plusieurs types de frais sont prélevés tout au long de l’existence de l’assurance-vie : les frais d’entrée (frais d’adhésion), les frais appliqués par les assureurs pour gérer les fonds en euros et les fonds en unités de compte, les frais de versement (prélevés sur chaque versement, et pouvant aller jusqu’à 5 % de la somme versée), les frais de transaction (frais supplémentaires prélevés pour les transactions sur des fonds immobiliers, des certificats, des trackers ou des actions), les frais d’arbitrage (facturés lorsqu’une somme est sortie d’un support pour être investie sur un autre, il peut s’agir d’un pourcentage ou d’un montant fixe – ils sont parfois gratuits).

– Quel niveau de risque êtes-vous prêt à accepter ? Quelle rentabilité souhaitez-vous atteindre ? Le rendement et le niveau de risque sont en effet intimement liés : vous pouvez préférer la sécurité d’un fond en euros (à capital garanti, sans risque) ou un contrat multi-support diversifié, plus risqué et investi sur différents fonds (notamment sur des unités de comptes – UC).

2. Comparaison assurance-vie : les outils pour comparer les assurances en ligne

Les simulations en ligne proposées par certains sites internet permettent de connaître le montant des frais prélevés, la performance du produit, sa rentabilité et les gains nets à terme.

Cet outil gratuit et sans engagement peut aider l’investisseur à comparer les offres, de manière rapide et simple ; il est néanmoins fortement conseillé de se rapprocher d’un professionnel pour établir un comparatif répondant à une analyse précise et détaillée, en fonction de son profil et de ses objectifs de rentabilité.

a. Comparateur d’assurance-vie en ligne : les critères à prendre en compte

Pour trouver le contrat le plus performant et la meilleure assurance-vie pour votre projet, vous pouvez les comparer grâce à plusieurs critères :

– la taille des versements ou le montant du dépôt minimum exigé par l’assureur : 100 euros, 1.000 euros ou 10.000 € ?
– l’identité du distributeur / de l’assureur et sa réputation ;
– les frais d’entrée : ils peuvent varier entre 0 et 5 % ;
– les frais de gestion : de 0,35 à 1 % ;
– les frais sur arbitrages ;
– les frais sur versements ;
– les types de supports (avec ou sans actions, plus ou moins risqués) :
– fonds en euros : sans actions
– fonds en unités de compte, avec plusieurs supports : immobilier (SCI, OPCI, SCPI), OPCVM (Sicav ou FCP, en actions ou obligations), trackers (fonds reproduisant un indice ou ETF – Exchange Traded Fund), actions ou certificats ;
– les rendements des années précédentes : rendements 2017 / rendements 2016 (les meilleurs taux peuvent être supérieurs à 3 % pour les fonds en euros).

Pour identifier le contrat qui correspond le plus à votre profil et à votre budget, vous devez en général répondre aux questions d’un formulaire, qui vous interroge sur :

– la durée du placement envisagé : investissement à court terme (moins de 2 ans) / à moyen terme (entre 2 et 5 ans) / à long terme (plus de 5 ans / 8 ans) ;

– l’objectif de l’épargne : transmettre votre patrimoine / épargner pour un projet (immobilier, voyage, études, travaux,…) / vous constituer un patrimoine / préparer votre retraite ;

– le montant initial de votre apport : moins de 1.000 € / entre 1.000 € et 10.000 € / entre 10.000 et 50.000 € / plus de 50.000 € ;

– votre profil et le niveau de risque accepté :
– un profil prudent : aucun risque (les sommes sont placées sur des fonds en euros / obligations) ;
– un profil équilibré : risques faibles (la majorité est placée sur des fonds en euros et le reste sur des unités de compte) / risques modérés (la moitié en fonds en euros et l’autre moitié en unités de compte) ;
– un profil dynamique : risques importants (majorité sur des fonds en actions / des unités de compte) ;
– un profil offensif : risques élevés (100 % en unités de compte).

b. Assurance-vie : comparatif des meilleurs rendements en 2017

Plusieurs assurances ont présenté des rendements intéressants en 2017 :

– Le contrat « Compte Afer Multisupport » d’Afer Aviva affiche une rentabilité de 2,40 % en 2017 (contre 2,65 % en 2016), avec des frais d’entrée de 2 % au maximum et un minimum de souscription de 100 € ;

– « Épargne Retraite 2 » d’Asac Fapes-Allianz atteint les 2,58 % en 2017 (contre 2,80 % en 2016), avec un ticket d’entrée à 450€ et des frais de 2 % ;

– « Gaipare Selectissimo » de Gaipare / Allianz a offert à ses souscripteurs un rendement 2017 de 2,65 % (contre 2,90 % en 2016) ; le dépôt minimum s’élève à 4.000 € et les frais d’entrée atteignent 3,95 % ;

– « Primonial Sérénipierre » (fonds « Sécurité Pierre Euro » de Sérénipierre) affiche une rentabilité 2017 de 3,40 % ; il exige néanmoins un dépôt minimum de 10.000 € ;

– La rentabilité de « Dynavie » de Monceau Assurances s’élève à 2,80 % pour 2017 (2,50 % en 2016) ; il est accessible à partir de 600 € et les frais d’entrée s’élèvent à 6 % maximum ;

– « Fortuneo Vie » de Fortuneo / Suravenir présente une rentabilité de 2 % en 2017 et des frais d’entrée à 0 %, avec un minimum de 100 € pour souscrire ;

– « Linxea Zen » de Linxea / Apicil affiche 2,25 % en 2017 (contre 2,35 % en 2016). Les frais d’entrée sont nuls et on peut investir à partir de 500€ ;

– « ING Direct Vie » de ING Direct / Generali a quant à lui servi un rendement 2017 de 1,92 % pour les contrats ouverts avant le 1er janvier 2017 (1,77 % pour les autres) ; accessible à partir de 1.000 €, il n’y a aucun frais d’entrée.

Pour en savoir plus sur le meilleur rendement 2017 et sur les meilleurs offres d’assurance-vie 2018, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel.


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